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 Dr Crane is not here right now, but if you would like to make an appointment...

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Dr Jonathan Crane

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Messages : 8
Date d'inscription : 08/01/2010
Age : 33
Localisation : I am the shadow on the moon at night
Emploi/loisirs : Filling your dreams to the brim with fright

MessageSujet: Dr Crane is not here right now, but if you would like to make an appointment...   Dim 23 Jan - 11:05


Nom : Crane
Prénom : Jonathan
Alias (le cas échéant) : Scarecrow
Age : 36 ans
Profession/activité : docteur en psychologie et pharmapsychologie, expert psychiatrique près les tribunaux de Redemption, directeur de l'Hôpital Psychiatrique RM Renfield / président du Syndicat du crime de Redemption et chef de la pègre.
Mensurations : (Malheureusement, ça, j'ai pas eu droit ...)

Format de votre histoire de référence (livre, film, série …) : Comics / film
Titre : Scarecrow : Year One / Batman Begins
Auteur/producteur : / Christopher Nolan
Année de production / d'écriture : / 2004
Intrigue : (min 5 lignes)
Scarecrow : Year One
    Batman doit affronter un nouvel adversaire, un tueur à gages dont la signature est d'effrayer ses victimes à mort. Mais il semble qu'en parallèle aux contrats qu'il est payé pour exécuter, l'Epouvantail profite de sa présence à Gotham pour régler des comptes personnels. Quel est le lien entre un éminent professeur en psychologie de l'Université de Gotham, un entrepreneur originaire de Géorgie, une figure incontournable du Tout-Gotham ? Peut-être un fantôme du passé... Un fantôme pâle et mince, entouré d'une nuée de corbeaux...

Batman Begins
    omment un homme seul peut-il changer le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice.


Apparence physique : (basée sur son incarnation par Cillian Murphy)
    De prime abord, on ne peut pas dire que Jonathan sorte particulièrement du lot. De taille moyenne, de constitution assez chétive, la première impression que l'on a immanquablement de lui en le rencontrant est qu'il a tout de la caricature de premier de la classe. Et rares sont ceux qui prennent le temps de s'arrêter pour regarder au-delà de cette image. Mais, nous, nous allons le prendre, ce temps...
    Comme nous vous le disions, Jonathan n'est ni particulièrement grand, ni particulièrement petit pour un homme de trente-six ans normalement constitué : mesurant 1m75, sa carrure n'a rien de commun avec celle d'un athlète, bien au contraire ! mince, étroit d'épaules et de poitrine, ses muscles paraissent inexistants et on pourrait presque lui compter les côtes. Autant dire que, pendant ses années d'école, les cours de gym n'étaient pas ses amis, tant il faisait pâle figure...
    Ce qui frappe de prime abord quand on le croise, ce n'est - malheureusement pour lui - ni son visage, ni ses yeux, ni rien de ce qui pourrait produire une bonne impression. Non, ce qui frappe, c'est son style - ou plutôt son absence de style, comme d'aucuns, peu charitables, le disent. Jonathan porte des vêtements de seconde main, passés de mode depuis les années 50 au moins et qui lui donnent l'air d'avoir plus de dix ans de plus que son âge : pantalons de tweed, vestes assorties, ornées aux coudes de pièces de cuir, chemises, cravates, pulls "oxford" de laine grise ou brune... bref, il semble s'appliquer à mériter le surnom d'Epouvantail qui lui colle désormais à la peau. Ses yeux sont dissimulés derrière l'éclat des verres de ses lunettes rectangulaires, sévères et peu esthétiques. Bref, Jonathan ressemble à s'y méprendre au stéréotype du premier de la classe qui n'a aucun autre intérêt dans la vie que ses études et envisage à terme de devenir bibliothécaire...
    Mais passons outre cette première impression. Une fois débarrassé de ses lunettes, le visage de Jonathan est assez beau : la forme générale est l'ovale, les pommettes sont hautes et marquées, le nez est droit, assez fin, les lèvres charnues, les traits dans l'ensemble agréables, la peau sans imperfection d'aucune sorte, le teint pâle. Jonathan, malgré ses trente-six ans, est glabre. On ne saurait d'ailleurs l'imaginer autrement... Il est malheureux qu'il soit si peu souriant, car son sourire à lui seul lui vaudrait sans peine bien des suffrages. Mais Jonathan garde généralement une expression assez fermée, parfois même légèrement méprisante, le sourcil arqué et les coins de la bouche légèrement tombants.
    Sans nul doute, l'atout majeur de Jonathan réside dans ses yeux : de grands yeux, ourlés de longs cils noirs, à l'iris d'un bleu de glace, qui feraient pâlir d'envie bien des demoiselles. Vifs, scrutateurs, bien à l'abri derrière les verres de ses lunettes, ils portent sur le monde un regard froid, analytique, dénué de chaleur et de compassion. Il les souhaiterait impénétrables, il aimerait que rien ne transparaisse par eux... mais c'est loin d'être le cas. Car pour qui sait lire leur langage, ses yeux sont le plus court et le plus sûr chemin jusqu'à ses pensées et ses sentiments les plus intimes. Heureusement pour son orgueil, peu nombreux sont ceux qui ont tenté leur chance... ils y auraient vu sa colère, sa douleur et sa rancoeur... Précisons au passage que Jonathan est hypermétrope depuis l'enfance et qu'une heure sans ses lunettes lui vaut immanquablement une migraine ophtalmique à coucher un boeuf !
    Aussi étonnant que cela puisse paraître, la crinière de Jonathan est également un avantage pour lui. Bruns - ou plutôt d'un châtain très sombre tirant presque sur le noir - ses cheveux sont épais, abondants, assez souples, bien qu'il prenne grand soin de les lisser et de les tirer vers l'arrière. Livrés à eux-même, ils sont assez longs pour venir balayer son visage et le gêner, mais restent tout de même relativement courts. L'un de ses tics et autres gestes familiers est de replacer constamment une mèche rebelle qui s'obstine à venir balayer son front.
    Dans les autres points intéressants à noter de son anatomie, signalons ses mains, longues, fine et délicates, presque parfaites, des mains de pianiste ou d'écrivain, qu'aucune imperfection ne vient déformer. Aucune ? Hem... presque. Sur le dos de sa main gauche, se trouve une ancienne cicatrice presque effacée. Une cicatrice de griffure, qui avait sans doute été grave en son temps et qui semble n'avoir été soignée que fort sommairement. Et puisque nous abordons le sujet des cicatrices, celle-ci n'est pas la seule à marquer la peau de Jonathan. Il en possède plusieurs, sur les avants-bras, les jambes, la nuque, les épaules, les omoplates. Marques de griffures, de coups, mais aussi d'autres, plus difficiles à identifier... il semblerait qu'il s'agisse de marques de coups... de bec !

Gouts et dégouts : (min 7 lignes)
    Jonathan est un scientifique, presque un scientifique pur. Son esprit est tourné de telle façon que quasiment tout peut lui servir pour ses expérimentations, et il a une telle obsession pour la peur et ses effets sur la psyché humaine -- en particulier l'immense pouvoir qu'elle exerce sur les esprits et que, par extension, elle peut conférer à celui qui parvient à la maîtriser -- que tous ses centres d'intérêt ou presque tournent autour de cette obsession. Psychologue émérite, fasciné par les ressorts de l'esprit humain et sa petite mécanique de précision, il n'aime rien tant que d'y semer une infâme zizanie et de voir cette même petite mécanique se dérégler inexorablement pour finalement se briser, plus ou moins brutalement. Privé de contrôle sur sa propre vie depuis l'enfance, il savoure sans retenue le pouvoir qu'il possède sur ses victimes et ses patients (ce sont souvent les mêmes...) et s'amuse volontiers à leurs dépens. C'est également un passionné de chimie et il adore tester ses décoctions sur le premier emmerdeur ou "bully" venu... enfin, grand lecteur devant l'éternel, sa bibliothèque personnelle, en plus des ouvrages techniques inhérents à ses activités professionnelles ou para-professionnelles, compte entre autres Machiavel, l'Art de la Guerre, presque tout Stephen King, tout Edgar Allan Poe, bon nombre d'ouvrages de Wilde, Stevenson -- dont le fameux Dr Jekyll et Mr Hyde demeure un grand classique depeignant avec une grande acuité un cas de personnalité dissociée tout à fait fascinant -- et bon nombre d'ouvrages de la même trempe. En bon sociopathe, Jonathan a un seuil de tolérance à la frustration effroyablement bas, ne supporte pas la critique, même -- et surtout ! -- si celle-ci est constructive car il la ressent comme une mise en doute de ses capacités qui pointerait du doigt une erreur de sa part, et n'admet pas l'échec. Il se montre également d'une grande méfiance envers toute forme de sympathie à son égard, fût-elle des plus superficielles. Enfin, il souffre d'une phobie des corbeaux quasiment paralysante, que rien ne semble pouvoir guérir.

Qualités/défauts : (min 7 lignes)
    Jonathan... Qui es-tu vraiment ? On est en droit de se poser la question. Qui se cache derrière l'homme studieux, solitaire, impopulaire car considéré comme ringard, ancien souffre-douleur silencieux et stoïque des élèves plus populaires et plus bravaches de son école ? Tout le monde à l'école, au lycée, à l'Université, connaissait le nom et le visage de Jonathan Crane, mais pas vraiment pour le bon motif... ce n'étaient ni ses prouesses scolaires, ni sa conversation, ni aucune de ses qualités, qui lui valaient sa notoriété, mais bien son statut de bouc émissaire et de tête de turc auprès d'un large nombre d'élèves... Mais enfin, pourquoi s'attaquer ainsi systématiquement à lui ? Mais parce que c'est extrêmement facile, bien sûr ! Jonathan, avec son physique fragile, son intelligence, son horripilante tendance à tout savoir et sa manie de se réfugier dans un livre dès qu'il a un moment de libre, est un sujet de choix pour les moqueries et brimades en tous genres ! Après tout, il doit aimer ça, puisqu'il ne dit jamais rien...
    Voilà qui est trop facile. Il est temps de se pencher un peu plus sur son cas. Premièrement, il faut l'avouer, Jonathan est intelligent. Très intelligent, même. Sans doute trop pour son propre bien. Son QI est sensiblement supérieur à la moyenne (un honorable 130), sa mémoire est une sorte de puits sans fond d'où il peut sortir à volonté toutes sortes d'informations, et sa capacité d'apprentissage n'a d'égale que sa soif de connaissances. Il est également intuitif, perspicace et vif d'esprit, doté d'une faculté d'observation et d'analyse tout simplement hors du commun. C'est également un travailleur forcené. Mais cette intelligence est à double tranchant : la vivacité de son esprit l'amène à mépriser - en toute conscience - la lenteur de celui des autres et sa langue, généralement acérée, est une arme redoutable.
    Le trait de caractère le plus marquant de Jonathan est ce mur de cynisme, cette indifférence apparente à tout ce qui l'entoure, cette amertume presque agressive dont il s'entoure en permanence. Pour la majorité des gens, Jonathan apparaît comme égoïste, voire même comme égotiste. La conscience trop exacte qu'il a de sa propre valeur intellectuelle l'isole au moins autant que son manque de confiance en l'humanité - méfiance hélas basée sur des années d'expérience. Rancunier, révolté, Jonathan n'oublie jamais un affront, et nourrit une colère destructrice au fond de son coeur envers tous ceux qui l'ont humilié pendant des années. Machiavélique, patient, minutieux, il peut attendre des années avant de se venger... mais sa vengeance est alors implacable et effroyablement efficace...


Signe(s) particulier(s) :
    Comme tous les porteurs de lunettes, Jonathan a le tic de les remonter à tout bout de champ et s'en sert comme accessoire pour souligner ses paroles. Jonathan est un sociopathe. Ce qui signifie, en termes pratiques, qu'il oppose une totale indifférence aux normes sociales et aux codes culturelles et un froid mépris aux droits et émotions des autres. Il dispose d'une capacité limitée à ressentir des émotions humaines, aussi bien à l'égard d'autrui que de lui-même, et donc fait preuve d'un manque flagrant d'empathie. A noter : une phobie des corbeaux, presque paralysante.

Équipement ou armes notables :
    Ses dossiers, un pulvérisateur (du genre des sprays pour "haleine fraîche") contenant sa fear toxin, un masque grossier en toile de jute représentant plus ou moins un visage et dont il se sert pour épouvanter ses victimes.


Histoire personnelle : (min 20 lignes)
    Jonathan naît le 9 mai 1979 à Arlene, GA, USA. Une petite ville rurale comme il en existe tant aux USA, perdue au milieu des champs au fin fond de la Géorgie. Dire qu'il s'agit d'un enfant attendu avec impatience et joie relèverait du plus cynique des f***ages de g***le. Mais procédons par ordre...
    Jonathan est le fils de Karen Keeny, irresponsable nymphette de 16 ans, et de Gerald Crane, à peine plus âgé. Enfant illégitime, conçu et porté hors mariage, son père disparaît quand il apprend la grossesse de Karen, la laissant aux prises avec sa famille, à savoir : sa mère, Marion, énergique self-made-woman aussi émotive qu'un bac à glace et maternelle qu'un épluche-légume, plus soucieuse de la réputation de la famille que du bien-être de sa progéniture, et qui préconisa dès la naissance de Jonathan d'enterrer le nouveau-né au fond du jardin pour ne plus jamais en entendre parler ; et Mary Keeny, survivante d'une Amérique disparue depuis longtemps, celle d'avant les droits civiques et la Grande Dépression, sorte de savant mélange entre la Méchante Sorcière de l'Ouest du Magicien d'Oz, une gardienne de camps de concentration et Elena Ceausescu avec une pointe de Simon de Montfort.
    Ce fut cette "charmante" personne qui prit sur elle, une fois que Karen eut été évincée de la famille, d'élever le rejeton de la honte familiale. Ce fut elle également qui baptisa l'enfant Jonathan, du nom du fils qu'elle n'avait jamais eu. Cependant, si elle éleva Jonathan, il serait archi-faux de penser qu'elle lui prodigua ne serait-ce qu'une once d'affection. Bien au contraire : cette femme dure, impitoyable, guindée dans sa vision très particulière de la religion et ses convictions sur l'éducation, a pris un malin plaisir, sous couvert de discipline et de nécessaire sévérité face aux "débordements" de l'esprit "débridé" et "pervers" de Jonathan, à décharger ses pulsions sadiques sur lui, lui interdisant tout loisir, le faisant trimer sitôt qu'il fut en âge de tenir suffisamment sur ses jambes pour tenir un balai, un râteau, une bêche... Elle lui ferme l'accès à la bibliothèque, à laquelle elle ne fait plus référence que sous le nom de "pièce interdite", et condamne sans appel tout ouvrage trouvé dans la chambre de Jonathan. La sentence pour cet outrage, ce crime de lèse-majesté, est toujours la même : une nuit enfermé dans l'ancienne chapelle de la maison, transformée autrefois en volière et désertée depuis. Une sentence qui semble déjà dure, et même inhumaine, à elle seule... mais évidemment, elle s'accompagne d'un horrible raffinement : une nuée de corbeaux affamés qui s'abat, inéluctable, sur les épaules du gamin terrorisé, comme pour le déchiqueter et le mettre en pièce. Par quel miracle Jonathan n'en est pas mort, lui-même l'ignore encore...
    Il a douze ans quand il découvre par quel moyen son aieule réussit à "domestiquer" les corbeaux : en aspergeant ses vêtements d'un cocktail maison de produits chimiques, d'herbes et de phéromones de rat, et en les habituant à un rituel quasi-immuable qui permet de mettre fin à la torture quand elle le décide. fort de cette découverte, pour la première fois, Jonathan ose franchir le seuil de la "pièce interdite". Une gigantesque bibliothèque étale alors ses innombrables volumes à ses yeux avides. L'adolescent se met à dévorer volume sur volume, se concentrant essentiellement sur des ouvrages de chimie, afin de reproduire le mélange qui lui vaut d'être torturé depuis l'enfance... Six mois plus tard, il parvient à un résultat très satisfaisant. Et en augmentant la concentration de phéromones, il arrive à synthétiser une version plus puissante de ce cocktail... qu'il pulvérise discrètement sur l'une des robes de son aieule. Et lorsqu'arrive le jour où la vieille harpie revêt enfin la robe en question, Jonathan fait exprès de se faire punir pour l'attirer dans la vieille chapelle...
    Toute sa vie, Jonathan gardera le souvenir délectable de la mort de son arrière grand-mère. Ses cris de terreur et de douleur, ses imprécations, ses menaces, et finalement ses supplications, qui caressaient délicieusement son oreille tandis qu'il guettait, à quelques mètres, derrière un arbre, se récitant à mi-voix les vers du poème d'Edgar Allan Poe The Raven...
    Jonathan, libéré de l'emprise de son irascible ancêtre, peut enfin se consacrer à ce qu'il aime, à savoir ses études. Elève brillant, il intègre très jeune l'Université d'état de Géorgie -- n'ayant malheureusement pas assez d'argent pour se payer une université plus prestigieuse -- et a la chance d'être rapidement repéré par un enseignant : le professeur Pigeon (on ne rit pas là-bas au fond !). Ledit professeur va donc prendre Jonathan sous son aile et lui accorder l'attention, les conseils et la "protection" que Jonathan n'a jamais reçus auparavant. Le jeune homme, un peu pris au dépourvu par tant de considération, finit par se laisser aller à apprécier son professeur, et même à lui faire confiance. Jusqu'au jour où, jeune professeur de psychologie, il apporte une arme chargée à blanc pour illustrer un cours sur la peur et son pouvoir sur les réactions humaines. L'incident fait scandale, et Jonathan est renvoyé, son mentor lui ayant refusé le soutien qui aurait pu le sauver. Cette intolérable trahison, Jonathan ne pourra jamais la pardonner à Pigeon, et ce d'autant moins qu'il s'agissait de la première personne à qui il faisait confiance...
    Les années qui s'ensuivent sont rien moins que faciles pour Jonathan. Après le scandale qui a suivi son renvoi, il ne peut pas retrouver de place entant que psychologue, encore moins en tant qu'enseignant. Il doit se contenter de petits boulots, qu'il considère souvent comme dégradants. Toutefois, ses talents variés et sa polyvalence lui permettent de changer de travail presque à volonté, et il commence à s'employer à suivre pas à pas la (brillante) carrière de son ancien mentor. Il l'épie, le stalke, étudie attentivement ses moindres faits et gestes. De même il retrouve la trace de sa mère, de son père et de sa grand-mère. A eux aussi, il est temps de faire payer sa vie ruinée dès la naissance. Il échafaude son plan, le peaufine longuement. Il a tout son temps. Il faut que tout soit parfait. En attendant, il commence à se faire la main en devenant tueur à gages, profitant de ses contrats pour affiner sa technique et tester sa toxine...
    Enfin, sa traque le mène à Gotham City, où Pigeon s'est établi en tant que docteur Honoris causa de l'Université. Le piège soigneusement préparé se referme enfin. En l'espace de quelques semaines, le Professeur Pigeon et Olivia Dove, figure incontournable de la jet set de Gotham, sont retrouvés morts dans des circonstances mystérieuses : le coeur de Pigeon semble avoir lâché face à une immense frayeur, et Miss Dove, aka Marion Keeny, est décédée des suites de blessures qu'elle s'est elle-même infligées, sous l'emprise d'une drogue inconnue. Gerald Crane, devenu entrepreneur en bâtiment et alors à Gotham pour un chantier, est agressé dans son bureau, mais un incident technique empêchera l'agresseur de mener à bien son action. Crane ne portera jamais plainte, pour des raisons encore inconnues à ce jour.
    Quelques semaines plus tard, une respectable famille d'exploitants agricoles de Latham, en Géorgie, du nom de Jarvis, est agressée chez elle. Charles Jarvis, le chef de famille, est poignardé par un assaillant masqué, tandis que sa femme, Karen, née Keeny, et leur petite fille sont braquées par le même agresseur. L'arrivée impromptue d'un voisin empêche in extremis ce dernier de tuer la fillette et le met en fuite. Quelques jours plus tard, Karen et sa fille quittent Latham pour Atlanta. On n'entendra plus jamais parler d'elles...
    Après ces deux échecs, Jonathan préfère se faire oublier et revient à Gotham. Suffisamment d'années se sont écoulées pour que le scandale qui avait mis fin à sa carrière n'ait plus aucune importance. Il obtient donc une place comme psychologue à l'asile d'Arkham. Ses talents le font rapidement remarquer. Il devient à moins de trente ans le chef de la psychiatrie à Arkham et expert près les tribunaux. Truand avisé, il ne tarde pas à nouer des relations étroites avec la pègre de Gotham afin d'étendre le champ de ses activités au trafic de drogue et à la subornation de témoins, moyennant un coup de pouce pour mettre à "l'abri" des hommes de la pègre. Un commerce intéressant pour lui, et fort lucratif également. Mais l'arrivée de Batman dans le tableau vient troubler la fête...


Trivia (Détails importants mais trop anecdotiques pour figurer dans la biographie) (facultatif. maximum 6)
    //


Citations de votre personnages, ou décrivant votre personnage (tirées de la source officielle, et pertinentes pour donner une idée de son physique, de sa personnalité, etc … ) : (5 au minimum)
    Batman "I don't need help."
    Crane "not my diagnosis!"


    Batman "How can I stay ahead of him?"
    Crane "Oh,you silly man in a silly suit -- you can't."

    [After having gassed Batman with fear toxin]" Ah, having trouble? Take a seat. Have a drink." [Splashes gasoline on Batman]"You look like a man who takes himself too seriously. You want my opinion? You need to lighten up."[Lights Batman on fire]

    To ADA Rachel Dawes "This is where we make the medicine. Perhaps you should have some … clear your head."

    I respect the mind's power over the body. It's why I do what I do.

    To Carmine Falcone Would you like to see my mask? I use it in my experiments. Probably not very frightening to a guy like you, but these crazies, they can't stand it. [Sprays Falcone with fear toxin] They scream and they cry, much as you're doing now.

    The work offered by organized crime must have some sort of attraction to the insane.

    After being sprayed by his own toxin Dr. Crane isn't here right now. But if you'd like to make an appointment …

    Thug: What do we do?
    Jonathan Crane: What anybody does when a prowler comes around … call the police.

    Chechen: Look what your drugs do to my customers!
    Scarecrow: [Stepping out of his van] Buyer beware. I told you my compound would take you places. I never said they'd be places you wanted to go.


Quelles sont les motivations de votre personnage, à son arrivée dans la ville de Redemption ?
    Après sa rencontre avec le Batman et ses démêlés avec la pègre, mécontente de ses drogues (ses clients ayant une fâcheuse tendance à devenir fous...), Jonathan a passé plusieurs mois à Arkham, côté patients. Un séjour loin de correspondre à ses goûts - tant au propre (ceux qui ont déjà goûté à la nourriture d'hôpital comprendront...) qu'au figuré. Toutefois, depuis son arrivée à Arkham, il a découragé pas moins de huit psychothérapeutes. Malgré les médicaments qui l'abrutissent et lui ôtent environ 50% de ses habituelles facultés intellectuelles, il garde suffisamment de verve et de sarcasme pour décourager les plus utopistes. Huit psychothérapeutes en un peu plus d'un an... C'est un record dont il n'est pas peu fier ! Mais l'arrivée du dernier psychologue représente pour lui une aubaine non négligeable...
    Arrogant, aussi incompétent qu'imbu de sa personne, persuadé que la sociopathie est une maladie qui peut se soigner et que tout ira mieux si Crane admet que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"... Un peu de patience et de théâtre -- au prix parfois du contenu de son estomac -- et beaucoup de manipulation plus tard, Jonathan finit par obtenir sa libération moyennant une période de probation, et de quitter définitivement Gotham -- ce qu'il s'empresse de faire. Ses anciens contacts de la pègre lui conseillent une ville où il pourra se faire oublier avant même la fin de sa probation... Une ville nommée Redemption, quelque part en Virginie... Jonathan n'hésite pas et s'y rend sitôt qu'il passe la porte de l'asile...
    Arrivé à Redemption en 2009, Crane s'est rapidement imposé comme une figure incontournable pour la pègre locale, développant un important trafic de drogue, prenant la main sur une part importante du marché, avant de se hisser à la présidence du syndicat du crime de Redemption. Pour le "plaisir" et la galerie, il reprend la direction d'un asile presque à l'abandon, le State Insane Asylum RM Reinfield, qu'il parvient à relancer et qui devient rapidement sous sa houlette un établissement de pointe -- en partie grâce aux expérimentations que Jonathan mène sur ses patients en douce. Etant le seul psychologue compétent de la ville, c'est également lui -- ironiquement -- qui devient l'expert officiel près le tribunal de la ville. Un travail qu'il effectue presque consciencieusement. Quelque part, ça l'amuse...


Exemple de RP (minimum 20 lignes, décrivant l'arrivée de votre personnage à Redemption, où une période clef de son existence s'il est né ici) :
    Le brouillard prenait petit à petit possession des rues de la ville. Un brouillard dense, cotonneux, épais à couper au couteau, qui étouffait les bruits et effaçait les images, donnant à tout et à tous une allure fantomatique. La plupart des gens se pressaient dans les rues, à la recherche d'un abri et d'un peu plus de chaleur. Les taxis en maraude ne trouvaient guère de clients, chacun se méfiant de ce qui pouvait rôder dans cette nappe cotonneuse et grisâtre. Même les particuliers avaient renoncé à conduire, si bien que seuls quelques étrangers osaient s'aventurer sur le macadam.
    L'une d'entre elle, une audi A4 noire immatriculée dans l'Illinois, se faufilait au pas dans le trafic allégé de ce début de soirée d'hiver. Le conducteur, penché sur le volant et les yeux plissés pour essayer de distinguer les coins de rues afin de se diriger, écoutait distraitement les indications d'un GPS au son anorexique. Contrairement aux rares personnes qu'il prenait dans le faisceau de ses phares, ce brouillard ne le dérangeait absolument pas. Bien au contraire. Arriver ainsi en se fendant un chemin de ce brouillard qui faisait prendre à l'objet le plus incongru un aspect inquiétant, lui donnait l'impression d'être quelque sournoise créature, un fantôme malfaisant qui viendrait s'insinuer dans les maisonnées pour venir murmurer des paroles effrayantes aux oreilles des tout jeunes enfants ... Il avait du mal à résister à l'envie d'aller rôder dans la brume pour venir apporter quelques frayeurs bien réelles à ces passants si pressés de retrouver la chaleur de leur foyer. Cette pensée lui tira un léger sourire carnassier, mais il secoua la tête. Si tout se passait comme il le souhaitait, il aurait tout le temps de replonger avec délices dans ses anciennes activités en temps et en heure...
    LA voiture quitta le centre-ville pour partir vers les hauteurs de Redemption. Le nom de la ville lui avait permis de ricaner allègrement quand il s'était un peu penché sur l'historique des lieux. Difficile de faire plus ironique. Et quel cadre parfait pour se pencher à loisir sur ses expériences bien aimées, explorer les tréfonds de l'âme humaine et briser lentement et définitivement les esprits, sans risque ? Car si son ancien terrain de jeu n'était pas mal en matière de corruption et de décadence, cette ville-ci battait tous les records. Et c'était également ce qu'il recherchait. Ici, on ne viendrait pas le chercher.
    Il finit par s'engager sur un chemin de terre, passablement boueux. Au bout du chemin, deux piliers de brique soutenaient une grille ouverte, mangée de rouille, qui ne devait plus guère pouvoir coulisser dans ses gonds. L'allée négligée qui serpentait tant bien que mal entre des pelouses abandonnées menait à un grand bâtiment lugubre et disparate, qui accumulait tout ce qui était à la mode à l'époque de sa construction, aux alentours des années 1850 : hautes cheminées, oriels, coupole, tour et créneaux, sans oublier le monumental porche, entre romantisme moyenâgeux, gothique renaissant et prétention victorienne. Il apprécia l'ensemble d'un regard connaisseur. Monstrueusement discordant et, par là même, délicieusement effrayant. Oui, il allait aimer travailler ici.
    Il se gara dans la cour. Visiblement, on l'attendait. A peine fut-il sorti de sa voiture, qu'une silhouette, petite, voûtée et claudiquante, se profila sous le porche. Il rajusta ses lunettes et son noeud de cravate, savourant par devers lui d'avoir retrouvé le confort de ses costumes hors de prix, tout en observant son vis à vis. il ne fit pas un pas vers l'homme qui descendit les marches pour venir lui serrer la main.


    "Docteur Jonathan Crane, je présume ? Je suis le Dr Clive Stannard, le directeur de cet établissement. Bienvenue au State Insane Asylum RM Renfield. J'espère que vous allez vous plaire parmi nous..."

    Jonathan se fendit d'un vague rictus et releva les yeux vers le bâtiment. Un long cri de terreur partit de l'intérieur. Son rictus s'élargit.

    Je n'en doute pas une seule seconde, Dr Stannard. il marqua un temps, puis répéta, plus bas : Non, pas une seule seconde...


Images représentant votre personnage (liens ou miniatures uniquement) :

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Comment avez-vous connu le forum ? guess how ?
Code du règlement : Check by The Master
Questions, commentaires, suggestions : on en causera en direct, hein ? Wink


Je certifie avoir plus de quinze ans, avoir pris connaissance du règlement et jure solennellement de le respecter si je ne veux pas mériter un aller simple pour le bureau du Maire. Je joue le personnage de Jonathan CRANE par simple plaisir et dans un but non-lucratif, lequel appartient à ses créateurs. S'il m'appartenait, vous croyez vraiment que je viendrais perdre mon temps ici ?

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MessageSujet: Re: Dr Crane is not here right now, but if you would like to make an appointment...   Sam 9 Avr - 15:18

Ça, ça sent les ennuis ou je ne m'y connais pas ... Bon, je suppose que je n'ai pas trop d'autre choix que de valider. On en reparlera quand on se recroisera, docteur ...

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